| News | ![]() |
Les marécages de Pouta-Fontana, avaient fait l'objet, durant la guerre de 1939-1945, d'un projet d'assainissement de ses 30 ha., subsidié à 50 % par la Confédération pour assurer le ravitaillement de la population suisse en céréales. Ce projet, qui avait retenu l'attention de la ville de Bâle, du Département fédéral de justice et police pour occuper les réfugiées et émigrants, totalement planifié par l'ingénieur Ruchenstein, est abandonné en 1945 dès l'ouverture des frontières.
En 1948, le 5 octobre le Conseil d'Etat déclarait toute la région marécageuse de Pouta Fontana, située sur Granges et Grône, site protégé et interdit à toute altération et modification de ces lieux. Il agrandit cette zone protégée, le 9 juin 1959 en l'étendant de la digue du Rhône à la route Bramois-Chippis. L'année suivante, il décide d'acquérir les parcelles sises à l'intérieur de cet espace pour constituer une réserve nationale. A cet effet, il délègue au colonel Louis Studer, Chef de Service du Département militaire, le pouvoir de représenter l'Etat du Valais aux actes de transfert de propriété.
|
En 1942, à la demande de l'Office fédéral |
|
La Bourgeoisie de Grône, acquise à ce projet, cède en 1960 les 7.5 ha qu'elle possède dans ce lieu. En 1964, une commission d'expropriation est constituée sur laquelle s'appuie Louis Studer pour traiter avec les 72 propriétaires. |
Soutenu par la Diana du district de Sierre et par la Ligue valaisanne de la protection de la nature, il parvient à acquérir 29 hectares pour conserver au Valais, dans son plein centre un échantillon de ce que fut la vaste plaine marécageuse de la vallée du Rhône.
Un échantillon qui prend la valeur d'une relique... Un oasis pour notre faune (L. Studer).
Un oasis que viennent baigner les eaux de ruissellement, des canaux de drainage, de la Rèche et des sources de résurgence des dolines de Nax. Ces sources, riches en sels minéraux, calcium, sulfates et magnésie, alimentent un étang, dont le froid hivernal, même les plus rigoureux, n'est jamais parvenu à le geler complètement. Leur température assez constante, ne variant que 13 à 15 degrés C, favorise le développement de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques. Les oiseaux migrateurs s'y rassemblent pour une étape privilégiée
Cette importante réserve naturelle fait l'objet, en particulier dans Bulletin de la Murithienne, de nombreuses publications scientifiques, de chercheurs et d'amis de la nature, sur la faune en général, les castors, les oiseaux, les papillons, les moustiques...., la flore et la végétation, dont l'inventaire, toujours incomplet émerveille l'homme, le peintre, le poète, le photographe, le scientifique ..., par leur variété, leur beauté et parfois leur rareté.

